Spirale ascendante

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Présentation

  • : Alchimie du verbe; tentatives d'ouverture aux interstices
  • : philosophie
  • : Une relation (un rapport au monde, aux êtres et aux choses) qui demeure en définition... Quelques délires... aussi. Des bêtises on croira...-- entre lesquelles, pourtant, quelques pépites... Bref... ici sont posées certaines choses qui me passionnent, qui me touchent. Un petit atelier de chercheur de vérités-- si l'on peut parler de "vérités". Du spontané plus que du fini. Mais cela dépend... Bonne lecture !
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Texte libre

 

      Du lire et de l'écrire

 

  "De tout ce qui est écrit, je n'aime que ce qu'un homme écrit avec son sang. Avec du sang écris, et tu apprendras que sang est esprit.

Il n'est guère facile d'entendre le sang des autres: d'oisifs lecteurs me sont odieux.

Qui connaît le lecteur, pour le lecteur celui-là plus rien ne fait. Encore un siècle de lecteurs -et l'esprit même sera puant.

[...] En montagne, de cime en cime va le plus court chemin; mais pour le prendre il faut avoir de longues jambes. Que cimes soient les sentences, et ceux auquels on parle grands et altiers!

L'air rare et pur, proche le danger et l'esprit plein d'une joyeuse malice: comme tout cela ensemble s'accorde bien!

Autour de moi je veux avoir des farfadets, car je suis courageux. Courage dont s'effarouchent les spectres lui-même se crée des farfadets, -le courage veut rire.

Plus ne sens avec vous; ces nuées qui au-dessous de moi s'offrent à ma vue, ces choses noires et pesantes dont je me ris, -précisément ce sont vos nuées d'orage.

En haut vous regardez quand de hauteur avez envie. Et je regarde en bas car je me tiens sur les sommets.

Qui de vous tout ensemble peut rire et se tenir sur les sommets?

Qui gravit les plus hautes cimes se rit de toutes les tragédies jouées et de toutes tragédies vécues.

Courageux, insouciants, railleurs, brutaux, -tels nous veut la sagesse; c'est une femme et qui jamais n'aime qu'un guerrier.

Vous me dites: "La vie est pesante à porter." Mais pourquoi donc auriez-vous avant midi votre fierté, et le soir votre soumission?

La vie est pesante à porter; mais ne soyez donc si délicat ! Nous sommes tous de jolis ânes et de jolies ânesses aux reins solides.

Qu'avons-nous en commun avec le bouton de rose, qui frémit dès qu'une goutte de rosée pèse sur son corps?

C'est vrai; si nous aimons la vie, ce n'est par habitude de vivre, mais c'est par habitude d'aimer.

Il est toujours quelque délire dans l'amour. Mais toujours aussi il est quelque raison dans le délire.

Et moi-même, qui bien m'entends avec la vie, il me semble que papillons et bulles de savon, et tout ce qui parmi les hommes est de leur sorte, de l'heur ont le mieux connaissance.

Ces petites âmes légères, folles, élégantes, mobiles, à les voir qui voltigent  -Zarathoustra est entraîné aux larmes et aux chants !

Je ne croirais qu'en un dieu qui à danser s'entendît !

Et quand je vis mon diable, lors je le trouvai sérieux, appliqué, profond, solennel : c'était l'esprit de pesanteur -par qui tombent toutes choses.

Ce n'est par ire, c'est par rire qu'on tue. Courage ! Tuons cet esprit de pesanteur !

J'ai appris à marcher; de moi-même, depuis, je cours.

J'ai appris à voler; pour avancer, depuis, plus ne veux qu'on me pousse !

Maintenant je suis léger, maintenant je vole, maintenant me vois au-dessous de moi; par moi c'est maintenant un dieu qui danse.

     Ainsi parlait Zarathoustra."

 -Nietzsche-

Samedi 20 août 2005

...

   Espace pour vous. Tous les commentaires sont les bienvenus. Je réponds toujours.   
 
par Olivier de V. publié dans : De vous à moi
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Vendredi 29 juillet 2005

"Il faut imaginer Sisyphe heureux."        

 

A.Camus, Le mythe de Sisyphe.

      

                              A suivre...

 

 

VOIR LES COMMENTAIRES IçI BAS...

par Olivier de V. publié dans : Cheminement-fragments.
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Dimanche 24 juillet 2005
"C'est la Mort qui console, hélas! et qui fait vivre;
C'est le but de la vie, et c'est le seul espoir
Qui, comme un élixir, nous monte et nous enivre,
Et nous donne le coeur de marcher jusqu'au soir;

...    "

Charles Baudelaire; La mort des pauvres, in Les fleurs du mal.
par OdV publié dans : Cheminement-fragments.
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Samedi 23 juillet 2005

"Les hommes n'ayant pu guérir la mort, la misère, l'ignorance, ils se sont avisés, pour se rendre heureux, de n'y point penser."

Pascal, Pensées.

 

Les hommes se détournent, tant qu'ils peuvent, et de diverses manières, de cette conscience malheureuse de leur misérable humaine condition...

 

Car..., "rien n'est si insupportable à l'homme que d'etre dans un plein repos, sans passions, sans affaires, sans divertissements, sans application.         Il sent alors son néant, son abandon, son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide.         Incontinent il sortira du fond de son ame l'ennui, la noirceur, la tristesse, le chagrin, le dépit, le désespoir."

Pascal, Pensées.

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"Je méprise profondément ceux qui aiment marcher en rang sur une musique: ce ne peut etre que par erreur qu'ils ont reçu un cerveau. Pour marcher au pas, une moelle épinière suffit amplement ".

  Einstein

par Olivier de V. publié dans : Cheminement-fragments.
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Samedi 23 juillet 2005

"Qui cherche la vérité doit  etre pret à l'inattendu, car elle est difficile à trouver et, quand on la trouve, déconcertante."

Héraclite, Fragments.

"La connaissance de la réalité, l'approbation de la réalité sont pour le fort une nécessité aussi grande que l'est pour le faible, sous l'impulsion de la faiblesse, la lacheté et la fuite devant la réalité_ "l'idéal"..."

Nietzsche, Ecce homo.

                 Acquiescer sans réserve au caractère tragique de l'existence...

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"Le monde est dangereux à vivre !  Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire."

Einstein

par Olivier de V. publié dans : Cheminement-fragments.
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Samedi 23 juillet 2005

"Le degré de force de la volonté se mesure au degré jusqu'où l'on peut se dispenser du sens dans les choses, jusqu'où l'on supporte de vivre dans un monde dépourvu de sens : parce que l'on organise soi-même un petit fragment de celui-ci ."    

 F. Nietzsche, Fragments posthumes.

__Et c'est cette même attitude face au monde insensé qui fait et donne sens.

C'est d'abord  une intériorité dans son intériorité.__________________________________________

"Si tu veux savoir qui est le bon philosophe, mets-les tous en ligne. Celui qui rit, c'est le bon".

Nietzsche

par Olivier de V. publié dans : Cheminement-fragments.
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Samedi 23 juillet 2005

  "Je veux parler de ce qui est le plus méprisable; or c'est le dernier homme. Malheur ! Arrive le temps où de l'homme ne naîitra plus aucune étoile. Malheur ! Arrive le temps du plus méprisable des hommes, qui lui-m ne se peut plus mépriser. La terre alors est devenue petite, et sur elle clopine le dernier homme, qui rapetisse tout. Inépuisable est son engeance, comme le puceron; le dernier homme vit le plus vieux. "Du bonheur nous avons fait la découverte", disent les derniers hommes, et ils clignent de l'oeil. Ils ont abandonné les régions où il était dur de vivre, car de chaleur on a besoin. On aime encore le voisin et l'on se frotte à lui, car de chaleur on a besoin. Cà et là une petite dose de poison, ce qui fait agréablement rever. Et, à la fin, beaucoup de poison,pour agréablement mourir. On travaille encore, car le travail est une forme de divertissement. Mais on prend soin que ce divertissement ne soit pas fatigue. Pas de berger, un seul troupeau !  Chacun veut la meme chose, tous sont égaux !  Qui se sent différent, à l'asile des fous entre de plein gré !  "Jadis tout le monde était fou", disent les plus fins, et ils clignent de l'oeil."

Nietzsche, Prologue d' Ainsi parlait Zarathoustra.

 

  

     Au 19ème siècle, hormis l'utilitarisme anglo-saxon (Bentham, Mill,... fondateurs de notre morale hédo-utilitariste...), la question du bonheur dans la philosophie est souvent relativisée, voire repoussée. Ce mouvement culmine chez F. Nietzsche, qui fait du bonheur un but mesquin d'homme faible. C'est le "dernier homme" qui a inventé le bonheur, dit-il. C'est l'homme contemporain, avatar du nihilisme, de l'effondrement généralisé de toutes les pseudo valeurs platonico-judéo-chrétiennes, l'homme du troupeau, décadent, malade, stérile, qui a peur de souffrir, et cherche en toute chose sécurité et garanties.      

Or, il faut dépasser l'humain et inventer le "sur-humain", l'être fort,affirmateur, créateur de valeur, qui,par sa surabondance de force, consumera sa vie par tous les bouts,en quète d'intensité, et acceptera de payer de grandes joies au prix de grandes souffrances, au lieu de chercher un petit bonheur tranquille.

...

  L'esprit contre lequel notre tâche est de lutter :  Faire croire au grand nombre qu'en attendant la mort on doit se contenter de la sieste, du confort, et de la médiocrité.

  

   ...

 

"Pour etre un membre irréprochable parmi une communauté de moutons, il faut avant toute chose etre soi-même un mouton."            

 Einstein

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         "La désolation de la terre peut s'accompagner du plus haut standing de vie, et aussi bien de l'organisation d'un état de bonheur uniforme de tous les hommes."

Heidegger

        "Seul leur [les hommes] parvient encore le vacarme des machines, qu'ils ne sont pas loin de prendre pour la voix meme de Dieu."

Heidegger, Le chemin de campagne.

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"Il est hélas devenu évident aujourd'hui que notre technologie a dépassé notre humanité".       Einstein

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        "Nous ne comprenons rien à l'art contemporain, car cet art, c'est la vie et les hommes d'aujourd'hui n'ont plus d'yeux ni d'oreilles pour la vie."

A.Artaud, Le théatre et son double.

 

 

 

 

 

         "_Mais..., je n'en veux pas, du confort. Je veux du divin, je veux de la poésie!, je veux du danger véritable!, je veux de la liberté!, je veux de la bonté!, je veux du péché!.

_ En somme, dit Mustapha Menier [l'Administrateur], vous réclamez le droit d'etre malheureux.

_Eh bien, soit,dit le Sauvage d'un ton de défi, je réclame le droit d'etre malheureux."

A.Huxley, Le meilleur des mondes.

par Olivier de V. publié dans : Cheminement-fragments.
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Samedi 23 juillet 2005

Le pessimisme ressemble à l'optimisme, en ceci qu'il est, comme lui, une illusion.

On devrait établir le degré de vérité d'une religion d'après le cas qu'elle fait du Démon ; plus elle lui accorde une place éminente, plus elle témoigne qu'elle se soucie du réel, qu'elle se refuse aux supercheries et au mensonge, qu'elle est sérieuse, qu'elle tient plus à constater qu'à divaguer, qu'à consoler.

 

" Imagine-t-on un démon créateur? ; on serait pourtant en droit de lui crier en lui montrant sa création: 'Comment as-tu osé interrompre le repas sacré du néant, pour faire surgir une telle masse de malheurs et d'angoisses ?! "

Schopenhauer, Fragments posthumes.

 

"La volonté de Dieu est l'asile de l'ignorance."

Spinoza, Ethique.

                     Toujours d'actualité..., hélas!

 

 

Le pretre,l'individu, éclairés  savent que les dogmes,les rites, les observances et les professions de foi, tels qu'ils sont imposés par la tradition, ne sont pas l'essentiel de la religion, mais seulement sa manifestation extérieure, contingente et provisoire.

De nos jours, postérieurement à la "mort de Dieu", toute authentique foi s'est éteinte au profit de la religion comme affirmation culturelle identitaire.  On s'imagine,à tort, que l'apparence,la conformité aux dogmes,  fait l'etre, la foi.

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"Peu d'etre sont capables d'exprimer posément une opinion différente des préjugés de leur milieu. La plupart des etres sont meme incapables d'arriver à formuler de telles opinions".

"Je suis réellement un homme quand mes sentiments, mes pensées et mes actes n'ont qu'une finalité : celle de la communauté et de son progrès."

        A. Einstein

par Olivier de V. publié dans : Cheminement-fragments.
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Dimanche 17 juillet 2005
Déserter la mascarade, le vacarme de la (post-)modernité.  Conquête des interstices.

 Une exigence de praxis éthique. Langage performatif, conquête d'intégrité. Une relation, un rapport au monde, aux êtres et aux choses. Une conquête permanente. Mon univers.
Bref..., tout cela me passionne.

 
par Olivier de V. publié dans : De vous à moi
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Dimanche 17 juillet 2005

   Episteme de l'existence.  Voie paradigmatique du non-etre bouddhique.

Tiraillement de l'enveloppe physique. Déliquescence des sens. Ruine des facultés. Annéantissement organisé. Aspirer à l'éternité. Tension vers le non-etre.  Retrouver l'harmonie originelle du chaos. Le chaos de l'authentique harmonie. Etre auteur de sa sotériologie. Devenir ce que l'on est.  Adhérer à sa destinée.

Faire vaincre la partie sur le tout. Organiser une désagrégation contagieuse et spontanée. Etre complexe et pluridimensionnel. Refuser les étiquettes, les formes et les formats. Oublier le formatage. Avoir, en meme temps, tous les ages.       

Enfin se fondre dans le non-sens harmonieux du grand tout de la Vie. S'y révéler en acte par excellence. Devenir multiple dans l'expression de son unité.  Etre à la fois simple et complexe, ressentir la puissance de l' Ultime au coeur meme de la Vie.

Grandir, se cultiver, s'ériger vers l'universel, l'universel subjectif. Etre style.

Etre et demeurer résolument dans le monde. Refuser le cynisme.  Se poser en affirmateur, lucide et spontané.

L'apparence s'est dissoute; la profondeur rejaillit avec une intense luminosité en toute surface, qui la réfléchit infiniment.     Retrouver la voie de l'existence, authentique et vivifiante.

Demeurer absurde dans l'absurde. Parce que la fleur croît et fleurit sans pourquoi.  Et accomplir par là son propre sens. Actualiser ses potentialités multiples à la souce même de la vie par une authentique ouverture et une acceptation lucide.  Suivre la mouvance de la nature et la dynamique existentielle. Refuser le mortifère, tuer la mort. 

Accomplir réellement le champs des possibles de la vie.  Choisir, donc s'engager. Avoir pour que^te la liberté.   

Rester intérieur. Etre à soi-meme son propre monde. Du coup accéder au monde; et à l'altérité qui demeure intérieure.

Bénéficier du bonheur.   L'accueillir; et le porter dignement, comme un bien précieux qui nous est confié.

Se porter.  Exister.

Assentiment à la nécessité.

par Olivier de V. publié dans : Cheminement-fragments.
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