Echafaudage qui mérite consolidation...
Libertin, d’après le Larousse : du latin libertinus, affranchi.
1/ Se disait au XVII ème siècle de quelqu’un qui manifestait son indépendance d’esprit par rapport aux enseignements du christianisme. (Le terme s’applique notamment à Gassendi, Théophile de
Viau, Fontenelle).
2/ (adj) marqué par le libertinage, la licence des mœurs.
Car il est des choses qu’on peut penser, mais qu’on ne peut dire en société. Moi, je me fous de la société, de sa prétendue moralité. Voyons ce qu’ « on » nous dit. On nous dit que c’est péché que de tromper son/sa compagne avec autrui. Et que nécessairement s’ensuivent remords, culpabilité, jalousie, et tutti quanti.
Tromperie ?! Voyez-vous cela… Mais, s’il vous plait, où donc exactement se situe la tromperie, si ce n’est du côté de ce que l’on nous dit ?
Indépendance d’esprit/licence/liberté/ affranchi de la morale judéo-chrétienne/ affranchi des logiques restrictives de pouvoir sadique/ Morale, logique, qui veulent, pour mieux exercer leurs emprises, nous rendre coupables (vilains, vicieux, bouh ! pas bien !, immoral !) / Culte de mort/// arrêter l’hypocrisie !/ Donner et prendre plaisir ds des ébats délicieux, si on en a envie/ les papillons ne butinent-ils qu’une seule fleur ? Les mammifères, dont nous faisons partie, ne s’ébattent-ils qu’avec une seule et même élue ? Seuls les humains se jurent fidélité, la plupart sont exclusifs dans leurs folâtreries- ou font semblant de l’être. C’est étrange pourtant… Les humains parlent de fidélité, de péché et de culpabilité. Ne peut-on être fidèle, comme il se doit pour qui aiment profondément, de cœur et d’esprit ? Seulement ? ! Non, pas seulement, car c’est déjà énorme, c’est déjà très beau ! Toutefois, et c’est bien naturel, il arrive que nous ayons envie, tout simplement, d’aller butiner ailleurs dans un merveilleux moment de plaisir et de complicité. Sur un mode serein et respectueux de l’autre/ liberté du corps, liberté des corps/ un jeu/ un engagement partagé le temps de quelques plaisirs/ dans une relation de confiance, de respect de l’autre et de la parole donnée
Il existe des êtres épanouis, radieux et sereins qui naturellement ne voient pas le mal qu’il y a à se faire du bien. Du bien, sans artifices, en rendant, tout simplement, justice à leurs corps. Et qui, nonobstant une logique sclérosée encore répandue, ne se sentent pas coupables, ne se sentent pas vilains. Encore faut-il être fort, harmonieux et serein, pour enfin assumer un corps que des siècles durant on a bafoué, au nom d’une pureté entièrement spirituelle qui l’a rendu impropre, dégradant et malsain.
Demain, un jour, un autre jour, nous ne savons pas quand (et, soit dit en passant, cela est très précieux), notre corps va nous lâcher. Alors autant en profiter!, ici et maintenant. Car
le temps nous assassine à petit feu... Cela relèverait-il de l'inter-dit? Tenez pourtant ceci pour dit.
Ajout (9/10/07), et pas des moindres... :
Après un petit retour introspectif, quelques précisions. Cela ne nie pas ce qui est dit plus haut, mais l'affine. Je ne parle pas de succomber à tous les excès sensuels, je ne dis pas qu'il nous
faut devenir des animaux, seulement des animaux. Je parle de libertinage à condition, en plus des conditions susdîtes, qu'il y ait affinités qui dépassent la seule attraction physique. Qui
, en elle seule, nous rabaisse au rang de bête.
Je parle de la possibilité d'aimer plusieurs personnes à la fois, mais les aimer chacune différemment. Sans hiérarchie. Car il y a une quasi infinité de sensibilité, car nous ne sommes
pas unidimensionnel, taillé en un seul et même bloc, car nous sommes pluriels. Pluralisons nos relations !
En guise d'ouverture, quelques lignes de Kierkegaard, Le journal du séducteur :
"Par rapport aux impressions l'art consiste à être aussi réceptif que possible et à savoir celles qu'on fait sur toute jeune fille [femme] et celles qu'elles vous font. On peut ainsi
être amoureux de maintes à la fois; parce qu'on les aime de différentes façons. Aimer une seule est trop peu; aimer toutes est une légèreté de caractère superficiel; mais se connaître soi-même et
en aimer un aussi grand nombre que possible, enfermer dans son âme toutes les puissances de l'amour de manière que chacune d'elles reçoive son aliment approprié, en même temps que la conscience
englobe le tout --voilà la jouissance, voilà qui est vivre. "
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